Voilà des mois qu’on l’attendait ; tout l’été, nous avons entendu parler de sécheresse, de catastrophe climatique, de restriction d’eau. Nous nous sommes lamentés, nous avons fait des efforts pour moins en consommer, plus en récupérer : qui n’a pas encore testé la récupération de l’eau de la douche, en particulier avant que l’eau chaude arrive, pour arroser les plantes en pots ou remplir la chasse d’eau ?
Bref, cette situation de pénurie d’eau de pluie a eu le mérite de nous faire aller vers plus de sobriété dans son utilisation, plus d’ingéniosité dans sa récupération, peut-être aussi une certaine solidarité avec d’autres peuples.
En effet, nous avons la chance de n’être confrontés à cette pénurie d’eau que depuis quelques années, lors de périodes de sécheresse extraordinaire. Certains pays d’Afrique ou d’ailleurs vivent cette situation depuis des dizaines d’années ; qui n’a pas présent à l’esprit ces images des terres craquelées où rien ne pousse et qui entraine la famine ?
Lors d’une messe de semaine, le célébrant a eu l’idée, inédite chez nous et géniale, de prier pour qu’il pleuve. Miracle ou simple phénomène prévisible, il se mit à pleuvoir le lendemain ! Dieu se sentirait-il concerné par nos soucis climatiques ? N’aurait-il pas d’autres chats à fouetter, d’autres sujets à traiter de manière plus prioritaire ?
Alors, n’hésitons pas à nous tourner vers le Seigneur quand même les éléments semblent contre nous, qu’ils soient climatiques ou très humains. Demandons-Lui de nous aider à adapter nos comportements, à nous montrer toujours plus solidaires les uns envers les autres, à être toujours plus inventifs, à aller vers davantage de simplicité et de sobriété.
Et osons même Lui demander une pluie de grâces.
Dieu se saisit de tout ce qui nous concerne, de tout ce qui nous préoccupe… et surtout de tout ce pour quoi nous le sollicitons ! Il n’a pas attendu que saint François écrive son cantique des créatures ou que le pape François écrive Laudato sì pour être touché par les impacts du temps sur nos vies. La Bible nous parle même de déluge, d’ouragan, de mer déchainée, de tempête ! Ils sont à chaque fois signes ou occasions de manifestations divines.
Après la visite si vivifiante de notre pape Léon, dans le chaos social du moment, tournons-nous résolument vers le Seigneur. Il écoutera nos prières et nous aidera à accueillir la pluie, qu’elle soit d’eau ou de bienfaits, comme un véritable cadeau venu du ciel à partager avec nos frères et sœurs, proches ou lointains.
Hélène Pampagnin

