Avec l’été et la chaleur, les bons fruits refont leur apparition pour le plus grand plaisir de nos pastilles gustatives.

C’est le moment de faire des confitures. Les ingrédients sont tout simples : des fruits gorgés de soleil qui n’ont pas fait étape dans des frigos industriels, fraichement cueillis sur les arbres près de chez nous, du sucre mais pas trop, une grande marmite, en cuivre pour les puristes, une cuillère en bois et un peu de patience pour attendre la bonne cuisson.

Quelle joie ensuite de les déguster au petit déjeuner tout au long de l’année ou de l’offrir autour de soi ! C’est ainsi un peu de l’été et du soleil qui perdurent toute l’année.

Il en est de la vie spirituelle un peu comme de la confiture.

Notre vie de foi est faite de joies et de difficultés, comme toute vie humaine. Il est bon de goûter profondément les joies, grandes ou petites, vécues avec le Christ pour mieux se les remémorer plus tard, quand les temps sont moins faciles ;  un ami appelle ça « faire sa confiture ».On ne peut pas les mettre en pot mais il est possible de les goûter profondément sur le moment et de les garder  dans son  cœur 

Quand l’hiver vient, quand on se sent triste ou découragé, il est bon de sortir un pot de confiture, de faire mémoire des moments où nous avons ressenti de la joie, où nous avons perçu la présence du Seigneur à nos côtés. Cela aide à ne pas désespérer, à garder l’Espérance chevillée au corps et au cœur, et à se souvenir de l’Amour infini et fidèle de Dieu pour nous. Il suffit pour cela de quelques ingrédients : le souvenir de joies partagées, l’émerveillement devant la nature ou une œuvre d’art, le partage avec des gens qu’on aime ou dont on fait l’heureuse rencontre, et l’offrande de tout cela au Créateur de toutes choses.

Alors cet été, faisons de la délicieuse confiture et demandons au Seigneur la grâce de pouvoir voir et garder en mémoire tout ce qui est source de joie dans nos vies, de savoir l’en remercier, s’en rappeler et le partager !

Hélène Pampagnin