Un pas après l’autre

Le tout petit enfant apprend à marcher prudemment. Il tient d’abord les 2 mains de son papa ou sa maman, puis lâche une main, puis se tient à un meuble, fait petit à petit le tour de la table du salon. Puis, quand il se sent prêt, il se lance et tente de faire 2 ou 3  pas entre ses parents. Quelle joie et quelle fierté quand il y arrive ! Son grand sourire n’a alors d’égal que celui de sa famille.

Il en est un peu de même quand on se relève d’une blessure ou d’un accident qui a entraîné une immobilisation. La reprise de la marche se fait alors prudemment, avec beaucoup de précautions, de peur de réactiver la douleur ou de risquer une chute. On tient le bras de son médecin, de son kiné ou d’un proche avant d’avancer seul. On savoure alors encore plus le plaisir de pouvoir marcher.

Il est d’autres domaines de la vie où nous n’osons avancer que pas après pas, où l’aide de quelqu’un nous est nécessaire.

Quand l’inconnu nous effraie, quand une décision à prendre nous plonge dans la perplexité ou l’inquiétude, quand le lendemain est trop incertain, il est bon d’avancer avec prudence.

La vie nous demande de faire des choix, certains plus engageants que d’autres, et ils ne sont pas toujours faciles à faire et à assumer.

Plutôt que de rester immobiles, la politique des petits pas est souvent favorable. Un petit changement après l’autre, une petite avancée après l’autre et le saut paraît moins vertigineux, moins effrayant.

Il est aussi rassurant de ne pas faire ces pas tout seuls. La famille, un ami proche, peuvent aider à avancer en donnant confiance, en accompagnant, même à distance.

Et puis, il y a le Seigneur. Il suffit de le lui demander, Il est toujours disponible et toujours heureux de nous donner la main, de marcher à nos côtés. Oh Il ne s’imposera pas, Il attendra avec le plus grand respect que nous le sollicitions, et sera alors notre fidèle compagnon. Il nous aidera à garder confiance même si le chemin est sinueux et incertain.

Comme le petit enfant, n’hésitons jamais à tenir la main de quelqu’un pour nous rassurer. Pensons à toujours invoquer le Seigneur pour qu’Il nous guide à l’heure des petits et grands choix en nous envoyant son Esprit Saint et un frère ou une sœur qui pourra nous manifester ainsi son attention bienveillante. 

Un pas après l’autre, « en avant toujours » comme disait un certain Saint Michel Garicoits !

Hélène Pampagnin