Dans la vie de tous les jours, il nous est souvent demandé d’accueillir : un ami, un voisin, un nouveau collègue, la famille, etc…
En théorie, on est tous ou presque prêts à accueillir notre prochain. Bon, il ne faut quand même pas que ça empiète trop sur notre temps personnel, que ça bouleverse notre organisation ou que ça mette du bazar dans notre intérieur…Il ne faut pas non plus que l’autre soit trop différent ou trop envahissant.
Et pourtant… Je suis sûre que nous avons chacun fait l’expérience d’un accueil qui nous a demandé un effort mais qui au final nous a enrichis, nous a rendu heureux. Et même si l’autre nous dérange, bouscule un peu nos habitudes, regardons ce que cette rencontre a eu de positif pour nous encourager à recommencer. Il est fort à parier que cette porte ouverte, ce temps partagé, cette main tendue, lui aura fait du bien, et mystérieusement…. À nous aussi !
Et si l’accueil du Seigneur dans nos vies était un peu du même ordre ? Comme la personne qui toque à notre porte, le Christ frappe à la porte de notre cœur. En général, Il est plutôt du genre discret, loin de Lui l’idée de s’imposer. Il faut tendre l’oreille, de son cœur, pour percevoir son appel. Par contre, Il est tenace et rusé, prêt à utiliser différentes stratégies pour parvenir à ses fins. Il pourra se faire connaître à nous en direct, ou bien passer par quelqu’un d’autre. Il pourra nous toucher à travers une rencontre, dans un lieu particulier ou même grâce à une œuvre d’art, un chant ou un texte. Pour Lui, tous les moyens sont bons, ou presque ! Aucun prérequis n’est nécessaire, aucune compétence spécifique à avoir. Au contraire, plus nous sommes simples et humbles, moins Il aura de difficulté à se manifester à nous.
Finalement, l’accueil de l’ami ou de l’étranger, et l’accueil du Seigneur, ont beaucoup de points communs… logique puisque c’est le plus grand souhait du Christ : être accueilli au plus profond de nos cœurs et de nos vies pour être plus accueillant à nos frères et sœurs. Il suffit de Le laisser faire, Il ouvrira nos mains et nos cœurs à celui qui frappe à notre porte.
Alors osons, laissons-nous approcher par le Seigneur et par notre prochain. Demandons Lui la grâce de vivre cette profonde cohérence, et nous serons heureux avec Lui.
Aujourd’hui, le défi est immense pour accueillir tous ceux qui frappent à la porte de l’Église pour recevoir le baptême, la première des communions et la confirmation.
Osons les accueillir et prendre soin d’eux, laissons-les nous bousculer et nous réveiller !
Hélène P.

