« À vous qui êtes appelés à être saints, la grâce et la paix, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ. » (Romains 1, 7)
Difficile d’imaginer une formule plus vibrante et plus appropriée pour démarrer 2026 ! Saint Paul ne se contente pas d’un « bonne année, bonne santé » poli, ni d’un « meilleurs vœux » passe-partout. Il rappelle aux chrétiens du Ier siècle, et à nous aujourd’hui, ce que nous sommes : des appelés, appelés à la sainteté. La voilà, notre vocation de baptisés : être perméables à la grâce, devenir porteurs de paix. Bref, être un en Celui qui est un, selon la devise du pape Léon.
L’unité, tout comme la paix, ne se décrète pas. Elle naît dans ce lieu secret où se nouent des sentiments et des désirs contrastés. Au plus intime de nous-mêmes, Dieu tisse un fil d’or qui relie ce qu’on pensait séparé : nos blessures et nos élans, nos doutes et nos convictions, nos naufrages et nos relèvements. C’est ainsi, le salut commence par un cœur unifié, pacifié.
Nos familles sont des ateliers de vie. On y apprend la tendresse, la patience, et le pardon. On y découvre que l’amour n’est pas un sentiment mais un engagement, tantôt éprouvant, tantôt exaltant, toujours recommencé. Que cette année soit l’occasion d’oser des paroles vraies, des démarches de réconciliation, des repas sans écrans, des gestes désintéressés. L’unité familiale, qui ne veut pas dire uniformité, est un chantier jamais achevé…
L’Ensemble du Courbet n’est pas une juxtaposition de clochers travaillés par l’esprit du même nom. C’est un corps vivant animé par l’Esprit-Saint, un corps où chaque membre compte, où chaque service, chaque sourire, chaque silence habité construit quelque chose de plus grand que nous.
Faisons en sorte que nos paroisses de Pibrac, Brax et Léguevin soient davantage des communautés où l’on respire la fraternité, où l’on se réjouit du bien des autres, où on accueille les nouveaux autant que la nouveauté, où l’on porte les fragiles, où l’on se soutient par la prière, d’où l’on annonce la joie de l’Évangile.
Au milieu de nous, se tient une figure discrète et familière. Mal-fichue, malaimée, mais bien-aimée du Seigneur et précieuse à Ses yeux, sainte Germaine n’a pas fait de grands discours. Elle a simplement fait confiance à Dieu. Son exemple nous dit que l’unité de vie n’est pas une théorie. C’est un consentement à ce qui est, un regard vers le Ciel, un tablier entrouvert pour celui qui a faim de pain ou d’amitié. La petite bergère nous montre que la sainteté est possible, car la divine charité fleurit dans la vie ordinaire.
Le Créateur ne désespère jamais de ses créatures. Il nous confie la paix comme on sème une graine : petite, fragile, mais capable de fendre le sol le plus pierreux. Si chacun de nous retrouve l’unité et la paix intérieures, alors, quelque part, le monde respirera mieux.
Notre foi n’est pas naïve, elle est courageuse. Elle nous pousse à croire qu’un cœur uni au Cœur de Jésus ouvre une brèche de lumière quand pèsent les ténèbres, une porte sur l’Espérance alors que tout semblait verrouillé.
Mes souhaits d’une année de grâce et de paix – inspirés par l’apôtre des nations et fondés dans le désir du Père – se font maintenant prière. Pour vous, vos familles, notre Église.
Que l’unité avec Dieu et entre nous, se voie, se goûte, et se transmette un peu plus. Par-là, j’en suis certain, le Seigneur nous rendra saints, du moins, Il affermira notre marche vers la sainteté. N’est-il pas le trois fois saint qui a fait sa demeure parmi nous ?…

